M.U.R

Olivia De Bona

Quinze ans déjà qu’Olivia de Bona développe un lexique poétique fait d’images qui marient son imaginaire personnel à l’imagerie collective.
Si la maîtrise technique d’Olivia de Bona sublime son univers figuratif, c’est dans la récurrence thématique et la présentation sérielle (la nature, l’animal, le rêve, le nu, la femme, le poil) qu’elle s’attache plus fortement à l’aspect narratif de son travail, touchant ainsi au conte et à l’intime. Chacune de ses créations s’appréhende en deux temps : vient tout d’abord l’émotion suscitée par l’onirisme de ses compositions puis l’analyse de la complexité des détails issus de sa monomanie du trait.

Le M.U.R. Plein Champ février 2023

«  Je souhaite pour ce mur exploiter quelques éléments iconiques que l’on retrouve dans la peinture classique tels que les ruines, les nuages et le corps. Il m’a paru tout naturel de me tourner vers la sculpture « Baiser Suprême », qui est déjà l’interprétation roman­tique d’une poésie. Ainsi, l’ambiguïté de cette œuvre, qui repré­sente le pendant féminin du Sphinx, met en image ce poème passionné.
Tel un élève en train de réaliser une étude d’observation ou une gra­vure, je croque, je dessine, je hachure mais à l’échelle d’un mur. Ce sera l’occasion de tenter une nouvelle approche de médiums artis­tiques de l’œuvre « Baiser Suprême », où la poésie inspire la sculpture en y mêlant l’architecture et la nature morte des autres œuvres du musée. »

L’artiste s’est inspirée de l’œuvre du Musée de Tessé « Le baiser suprême » d’Ernest Christophe (vers 1891) :

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